Récit de bénéficiaires sur les changements induits par le projet
Site de Bokossi · Commune de Pehunco
Prénom Nom
Producteur maraîcher, membre de la FLT
« Phrase d'accroche tirée de l'entretien, deux lignes au plus. »
Entretien · 0 min 00
Site de … · Commune de …
Prénom Nom
Producteur maraîcher, membre de la FLT
« Phrase d'accroche tirée de l'entretien, deux lignes au plus. »
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Acte IV — après août 2026
Le registre du relais
Ces récits tiennent à des conditions. Le tableau ci-dessous récapitule, pour chacun, ce qu'il reprend et les conditions qui ne sont pas encore réunies.
| Ce qu'il reprend | Ce qui lui manque encore | |
|---|---|---|
| Pilier public Les cinq communes | La maîtrise d'ouvrage des infrastructures : propriété des ouvrages, gouvernance des sites, entretien, perception des redevances d'eau. | Le transfert formel. Une seule commune sur cinq, Ouaké, le 24 mars 2025, a signé la convention d'exploitation confiant la gestion à la FLT. Les quatre autres n'ont pas finalisé la contractualisation, ralenties par la réforme de la gouvernance communale. |
| Pilier privé CSF-Bénin | La fourniture des équipements d'irrigation économes en eau et leur service après-vente, une fois le projet terminé. | Le marché lui-même. Sur deux points de vente prévus, un seul a été ouvert, à Djougou, non encore équipé ; l'atelier technique n'est pas réalisé à la clôture. Le mécanisme de crédit qui devait amorcer la demande n'a jamais été opérationnel. |
| Né du projet La FLT | Le conseil agricole, l'approvisionnement en intrants, la commercialisation collective, la mise en relation avec les institutions financières. Le rôle que l'URCooPMa devait tenir. | Son autonomie. La coopérative dépend encore des financements du projet pour la prise en charge de son personnel, et son statut doit être adapté au nouveau cadre national de structuration des organisations professionnelles agricoles. |
| Bénéficiaires Les producteurs | L'exploitation des périmètres, l'entretien courant des équipements, le paiement des redevances qui doit financer la maintenance. | De quoi investir. Entre 2024 et 2026, 10,15 millions de FCFA de crédit ont été accordés à 72 producteurs, dont six femmes. Le renouvellement des équipements repose aujourd'hui sur l'autofinancement. |
C'est le paradoxe de ce relais : l'acteur le plus central de la filière aujourd'hui est aussi le plus récent, et le seul qui ne tienne pas encore debout sans le projet qui l'a créé. Revoir le montage de 2018.
Le projet s'arrête le 31 août. Ce qu'il laisse derrière lui ne dépend plus de lui, mais de ceux qui le reprennent.
Acte IV — la phase post-projet
Ce qui reste à construire
L'évaluation formule cinq recommandations pour la période qui s'ouvre. Trois sont de priorité très élevée.
Priorité très élevée
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01
Consolider la FLT comme acteur central de la filière
Adapter son statut au nouveau cadre national des organisations professionnelles agricoles, consolider son modèle économique, achever le transfert des fonctions encore assurées par le projet.
Acteurs concernés FLTDEDRASWoord en DaadMinistère de l'Agriculture -
02
Finaliser le transfert de gouvernance des infrastructures
Achever la contractualisation entre les communes et la FLT, et établir clairement qui gère, qui entretient et qui perçoit les redevances sur chaque site.
Acteurs concernés CommunesFLTDEDRAS -
03
Construire un modèle économique pour le financement des équipements
Le principal frein n'est plus technique mais financier. Concevoir avec les institutions financières des mécanismes finançant l'investissement, le renouvellement du matériel et la maintenance, en tenant compte des contraintes propres aux femmes.
Acteurs concernés CSF-BéninFLTMicrofinanceCommunesPartenaires techniques et financiers
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04
Priorité élevée
Consolider les services d'appui aux producteurs
Renforcer le conseil agricole porté par la FLT, achever le transfert de FarmerLink, intégrer l'agroécologie et l'accès des femmes aux ressources productives.
Acteurs FLTDEDRASPartenaires techniques -
05
Recommandation stratégique
Capitaliser les enseignements du modèle PPP
Pour les futurs programmes : investir dès la conception dans l'analyse des capacités des partenaires, la maturation des organisations de producteurs et la construction précoce des mécanismes de durabilité.
Acteurs Woord en DaadRVOGouvernement du BéninFuturs partenaires
Épilogue
La semence du projet D4C
Huit années n'ont pas seulement produit des ouvrages : elles ont fait apparaître, autour de la filière maraîchère, un ensemble d'acteurs qui n'existait pas. Trois de ces acquis survivront au projet, à des conditions inégales.
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Le savoir-faire
Les producteurs ne conduisent plus leurs parcelles comme en 2018. Ils respectent les tours d'eau, passent par la pépinière, tiennent les écartements, alternent les cultures. Ce savoir ne coûte rien à garder et se transmet d'une parcelle à l'autre sans intermédiaire. Il vieillira en revanche si personne ne le corrige : il faut qu'un conseil agricole subsiste pour l'actualiser.
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La coopérative
La FLT a des statuts, des membres et des fonctions : elle achète les intrants, conseille, collecte et vend. Elle vit aujourd'hui de l'argent du projet, qui paie ses salariés. Pour continuer, il lui faut tirer de son activité de quoi les payer elle-même, et prendre la forme que le nouveau cadre national impose aux organisations professionnelles agricoles.
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La maîtrise d'ouvrage
Cinq communes ont financé près des deux tiers des aménagements et inscrit les ouvrages à leur patrimoine. Aucune ne se voyait dans ce rôle avant 2018. Il leur reste à signer avec la FLT les conventions qui désignent qui gère et qui répare, puis à porter l'entretien au budget chaque année.
Le projet s'achève. Il a créé tout un écosystème qui doit se donner les moyens de pérenniser ses acquis.
Webdoc réalisé à partir du rapport d'évaluation finale du projet Drops4Crops Bénin (programme FDW, réf. FDW17074BJ), Agence CORADE, juillet 2026. Photographies : mission d'évaluation, juin 2026. Les données chiffrées, les citations et les dates proviennent du rapport et des documents de projet.